RESULTATS DEFINITIFS DANS LE GARD
REACTION!!
Aprés la réaction de l'Union Locale de Pont Saint Esprit (voir l'article paru dans Midi Libre du 17/10/08 à la fin du communiqué), celle des territoriaux
du gard ne c'est pas fait attendre voir le communiqué ci-dessous
COMMUNIQUE DE PRESSE DU SYNDICAT FO
DES TERRITORIAUX
Suite à l’article paru dans le Midi Libre du 15 octobre 2008 sur le non-renouvellement d’une centaine de contrats à la ville de Pont st Esprit.
Jean-Luc PENA, Secrétaire Départemental FO des Territoriaux, est fortement surpris que des gens qui se proclament défenseurs des intérêts du personnel ne s’intéressent au sort des agents de la mairie de Pont St Esprit, qu’une fois la bataille terminée. Il ne suffit pas de sortir de son bureau seulement pour récolter ce que d’autres ont semé. Ce n’est pas non plus en menaçant la mairie d’aller devant le tribunal administratif, qu’ils vont rendre leurs emplois aux agents. Il eut été bien plus bénéfique de travailler en amont dans l’intérêt collectif afin de trouver des solutions raisonnables. Comme le fait depuis plusieurs décennies le syndicat FO localement. Mais aussi sur l’ensemble du territoire national.
Si La CFDT par la voix de son représentant départemental, n’est pas au courant des actions de notre syndicat, qu’il rencontre plus souvent les agents sur le terrain, ils lui exposeront comment FORCE OUVRIERE conçoit « la défense salariale ».
Pour FO Territoriaux
Le Secrétaire départemental
Jean-Luc PENA
pour l'article paru dans Midi Libre le 17/10/08:





PENIBILITE AU TRAVAIL :
Tout bénef pour les employeurs !
Pour Force Ouvrière, la fin de la négociation sur la pénibilité du travail décidée unilatéralement le 16 juillet 2008, par le patronat montre à l’évidence que les employeurs français sont uniquement intéressés par leurs dividendes ignorant ceux qui les produisent.
« Nos profits nous intéressent, votre santé on s’en moque ! »
C’est le message que reçoivent les salariés à la fin de cette négociation qui les laissent sans dispositif de réparation et de prise en compte de la pénibilité du travail.
C’est une véritable régression sociale organisée depuis la loi de 2003 sur les retraites qui a conduit à supprimer toutes les pré – retraites.
Ne pas prendre en compte la pénibilité, c’est condamner les travailleurs à des conditions de travail de plus en plus dures sans espoir de compensation d’autant que la déstructuration du temps de travail va accroître les difficultés pour les salariés.
FO s’adresse solennellement au gouvernement pour qu’il oblige les employeurs à respecter les salariés et leur travail en leur donnant toutes les protections et garanties auxquelles ils ont droit pour préserver leur santé et en instaurant une cotisation spécifique mutualisée.
La France qui travaille doit pouvoir profiter des fruits de son labeur.


Communiqué
CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCEE
Après une longue agonie, et comme nous l’avions annoncé, le CNE est mort dans d’atroces souffrances judiciaires.
L’article 9 de la loi de modernisation du marché du travail, en requalifiant tous les CNE en cours en CDI classiques lui a asséné le coup fatal pour l’avenir.
La Cour de cassation vient de l’enterrer définitivement en approuvant, dans son arrêt du 1er juillet 2008, la cour d’appel de Paris d’avoir jugé le CNE contraire aux dispositions de la convention 158 de l’OIT, conformément à la décision du BIT saisi par Force Ouvrière.
Le CNE est bel et bien mort !
Paris, le 3 juillet 2008

COMMUNIQUE
Prime Transport : aller vite
Le Secrétaire Général de Force Ouvrière, Jean-Claude MAILLY, se félicite que le gouvernement débloque enfin le dossier de la prime transport.
Revendiquée par Force Ouvrière depuis plusieurs années, suite à l’augmentation du prix du pétrole, sous la forme d’une « ligne sur la fiche de paye », cette prime doit compenser le surcoût transport dans le budget des ménages salariés et doit pouvoir être utilisée pour le transport collectif ou individuel.
A la charge des entreprises, cette prime doit être exonérée socialement et fiscalement. Force Ouvrière demande dès aujourd’hui aux organisations patronales de programmer une réunion.
Paris, le 13 juin 2008
SMIC au 1er juillet : pas de coup de pouce mais les prix s’affolent !
Lors de la réunion de la Commission Nationale de la Négociation Collective du 23 juin 2008, le Ministre du travail a annoncé une revalorisation du SMIC en ne se référant qu’aux critères légaux :
Le second critère (la moitié de l’évolution en pouvoir d’achat du salaire de base ouvrier - SHBO - ayant donné un résultat négatif : - 0,05 %), il a été décidé de ne pas en tenir compte !
Ces données inédites sur l’inflation sont pourtant, pour FORCE OUVRIERE, flagrantes.
Le gouvernement se dit défenseur du pouvoir d’achat mais il se contredit en refusant le coup de pouce pour les salariés au SMIC, c’est-à-dire ceux en situation de précarité pour lesquels le seul maintien du pouvoir d’achat ne suffira pas.
En effet, l’absence de coup de pouce l’année dernière et cette année, le refus d’augmentation du SMIC dès le 1er janvier 2008 comme nous l’avions demandé et l’accroissement du coût de la vie imposent aux travailleurs de se serrer la ceinture.
Ainsi les revendications de FORCE OUVRIERE réitérées lors de la CNNC demeurent :
une revalorisation du SMIC au 1er janvier,
une clause automatique de rendez-vous dans les
branches après toute augmentation du SMIC afin de permettre de négocier l’évolution des grilles de salaires dans les branches,
la conditionnalité des exonérations de cotisations sociales dites patronales à l’existence d’accords de salaires.
Par ailleurs, notre organisation s’oppose à l’annualisation du SMIC et à sa fixation par une commission dite indépendante.
FORCE OUVRIERE restera attentive au contenu du projet de loi dit « en faveur des revenus du travail », la participation et l’intéressement ne devant absolument pas se substituer aux salaires.

DECLARATION SOLENNELLE DE LA COMMISSION EXECUTIVE DU DIMANCHE 1ER JUIN 2008
OFFENSIVE ET CLARTE
Se donner toutes les chances de faire reculer le gouvernement sur la question des retraites, en particulier sur la durée de cotisation et le niveau des retraites et pensions, nécessite une action commune d’envergure. C’est pourquoi, à l’occasion des deux réunions inter confédérales qui se sont tenues cette semaine, Force Ouvrière a proposé un appel commun à une journée de grève interprofessionnelle concernant le public et le privé, l’appel commun lui donnant une ampleur importante.
Pour Force Ouvrière, une manifestation, comme ce fut le cas le 22 mai, n’est pas à la hauteur de la mobilisation indispensable pour empêcher le passage à 41 ans de cotisations pour avoir une retraite à taux plein. Force est également de constater que cette dernière revendication n’est pas partagée par toutes les confédérations, ce qui rend irréalisable une plate-forme commune.
Pour la Commission exécutive de Force Ouvrière, on retrouve ici un parfum de 2003 avec une organisation qui avait accepté la « réforme » et une autre qui, aux dires du ministre du travail de l’époque, François Fillon, s’était comportée en « opposant raisonnable ».
Par ailleurs, le gouvernement s’est engouffré dans la brèche ouverte par la « position commune » MEDEF-CGPME-CGT-CFDT du 9 avril 2008 sur la représentativité (relayée par ailleurs dans la fonction publique). Celle-ci, dans son article 17, propose, à titre expérimental et par accord majoritaire d’entreprise, de déroger au contingent d’heures supplémentaires. Le gouvernement remet ainsi fondamentalement en cause les règles législatives et contractuelles en matière de durée du travail, de telle manière que demain ce seraient les normes sociales européennes (48 heures hebdomadaires maxima – 11 heures de repos consécutives) qui finiraient par être protectrices ! Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la prochaine présidence française de l’Union Européenne aura à traiter de la révision de la directive temps de travail.
Outre la suppression inacceptable dans les faits de la durée légale du travail, il s’agit également, ce que la « position dite commune » enclenche, de substituer les négociations d’entreprise aux négociations nationales de branche, voire de favoriser le gré à gré entre l’employeur et le salarié. Ceci conduit à développer les inégalités sociales entre les salariés. C’est la dérive du modèle républicain vers le modèle anglo-saxon. C’est d’ailleurs là une des raisons qui ont conduit Force Ouvrière à ne pas signer cette « position commune » et à la critiquer sur le fond. C’est pourquoi la Commission Exécutive de Force Ouvrière confirme que le retrait de signature de la « position commune » priverait le gouvernement d’un feu vert politique.
S’il s’agit d’agglomérer les revendications et mécontentements, il conviendrait aussi d’ajouter les salaires, l’assurance maladie et l’avenir des services publics républicains.
Pour toutes ces raisons, la Commission Exécutive de Force Ouvrière ne se joint pas à l’appel lancé par la CGT et la CFDT le 17 juin.
Face à la gravité de la situation et au mécontentement grandissant, la Commission Exécutive de Force Ouvrière décide :
- de réunir rapidement, dans toutes les régions,
avec les unions départementales, ses délégués et militants du privé et du public,
- de rédiger un tract d’information aux salariés pour la défense de la durée légale du travail à 35 heures et des garanties collectives,
- de demander à toutes ses unions départementales de prendre des initiatives pour faire connaître aux élus les positions et revendications de FO sur l’ensemble de ces dossiers,
- de demander à ses fédérations nationales de défendre les accords nationaux de branches signés par Force Ouvrière en matière de durée du travail.
Dans l’immédiat, Force Ouvrière propose aux autres organisations de boycotter la réunion, à l’initiative du gouvernement, de la Commission Nationale de la Négociation Collective du 5 juin consacrée à ce projet de loi.
Conformément au principe et à la pratique de la liberté et de l’indépendance syndicale, la Commission Exécutive de Force Ouvrière confirme que l’efficacité de l’action commune ou d’unité d’action, suppose des bases claires et une détermination dans l’action à la hauteur des attaques portées. Ne voulant pas être complice d’une situation d’imbroglio, la Commission Exécutive affirme qu’elle est disponible et demandeuse d’une véritable action efficace pour obtenir réellement satisfaction, à savoir, dans un premier temps, une journée de grève interprofessionnelle.
Adoptée à l’unanimité








